Questions clés | Guide des espèces

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Dernière mise à jour : juin 2020

 

 

Il est fait obligation aux négociants de produits de la mer : 

 

- d’identifier l’espèce commercialisée selon les dénominations officielles* (Directives UE 1993 et 2013), en précisant son nom latin/ scientifique ;

- d’indiquer la catégorie d’engin de pêche utilisé pour la capture ainsi que la souszone précise de capture en Atlantique Nord-Est (ANE), Méditerranée, mer Noire et mer Baltique (Règlement OCM de l’UE n° 1379/2013).

 

En revanche, la date de pêche ou de récolte, la date de débarquement, le port de débarque, le pavillon national du navire de pêche et les données environnementales ou sociales sont des informations qui restent facultatives à l’heure actuelle en termes d’étiquetage

 

Si de nombreux produits de pêche sont issus de sources saines d’un point de vue environnemental et de pêcheries gérées de manière responsable, il n’est pas aisé de les identifier. Ces quelques points vous permettront de réduire les risques d’acheter des produits non durables. 

 

Quelle est l’espèce que j’achète ?

Un même nom peut cacher plusieurs espèces. Le nom précis de l’espèce (nom scientifique/ latin) est nécessaire si l’on veut vérifier sa durabilité. De nombreuses confusions existent et peuvent porter sur des espèces dont les stocks distincts sont dans des états différents. Ainsi l’erreur au niveau du dernier vendeur (distributeur, poissonnier, restaurateur) se répercute au niveau du consommateur et accroît le trouble. Si le thon est au menu : s’agit-il de thon rouge, de thon albacore, de thon germon, de bonite, de listao…?

La dorade peut être rose, grise ou royale. La dorade rose est en danger. Les autres se portent mieux (et la daurade royale peut être de pêche ou d’aquaculture). D’autres confusions se rencontrent : entre loup et bar, sébaste et rascasse, sole commune et sole tropicale, lieu jaune et lieu noir…

Renseignez-vous sur le nom scientifique/latin précis de l’espèce que vous achetez et commercialisez. 

 

 

Il est désormais possible de faire des tests ADN pour vérifier l’espèce. Les sanctions peuvent être sévères en cas de substitution d’espèces. 

 

D'où provient l'espèce que j'achète ?

On ne peut pas parler d’une espèce indépendamment de son stock et de sa gestion. Aussi est-il essentiel de connaître l’origine précise du poisson acheté et l’état du stock d’où il provient. Si, pour une espèce donnée (le cabillaud par exemple), certains stocks sont dégradés dans certaines zones et leur achat déconseillé, d’autres stocks situés dans d’autres zones, peuvent être en bon état. La zone précise de capture est indiquée sur les étiquettes. Ainsi, vous pouvez orienter vos achats vers des espèces dont les stocks sont pêchés durablement.


 

Quelle est la technique de pêche utilisée ?

 

Certaines techniques de pêche ont un impact beaucoup plus important sur l’environnement que d’autres, cela dépend des engins utilisés, de leur taille et de l’habitat visé. Certaines peuvent abîmer les habitats ou entraîner d’importantes captures accessoires de juvéniles ou d’espèces non désirées. D’autres techniques sont plus sélectives et plus respectueuses des fonds marins. Les principales techniques de pêche et leurs impacts sur l’environnement sont présentés en fin d’ouvrage. Orientez vos achats vers des espèces qui ont été capturées avec des engins respectueux de l’environnement et des écosystèmes. La technique de pêche utilisée est mentionnée sur l’étiquette au moment de l’achat. 

 

 

Le poisson, crustacé ou mollusque a-t-il eu le temps de se reproduire avant d'être capturé?

 

Pour de nombreuses espèces, la taille légale de commercialisation est inférieure à la taille de maturité sexuelle. Un achat responsable est celui qui porte sur des animaux adultes, ayant eu le temps de se reproduire. Par exemple, si la taille minimale de commercialisation du merlu Merluccius merluccius est de 27 cm dans le golfe de Gascogne, sa taille de première maturité sexuelle est de 60 cm (voir tableau des tailles commerciales et tailles de première maturité). Assurez-vous de choisir des animaux qui aient eu le temps de se reproduire avant d’être capturé.

Les poissons d’élevage ne sont pas concernés par ce critère de taille, la reproduction étant assurée au sein des écloseries.

 

 

 

 

TRAÇABILITÉ

La traçabilité est indispensable non seulement pour limiter  les risques incombant au détaillant dans le cas d’un accident sanitaire mais également pour s’assurer des modes de production et de la légalité du produit. Votre fournisseur doit pouvoir vous transmettre ces informations.

 

 

•  S’agit-il d’un produit de pêche ou d’élevage ?

 

Chaque mode de production a des impacts d’un point de vue environnemental. Un approvisionnement écologiquement responsable prend en compte ces éléments. Etablissez des critères d’approvisionnement adaptés au mode de production  de vos produits. Pour chaque espèce, les principaux modes  de production (techniques de pêche et d’aquaculture)  ainsi que leurs impacts sur l’environnement sont présentés  en fin d’ouvrage.

 

 

•  Ce produit de pêche provient-il d’une source légale ?  

 

La traçabilité permet d’éviter d’acheter des produits de sources illégales. La lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée se renforce mais il reste encore de grandes disparités entre les pays. Chacun à son niveau peut contribuer  à réduire ce marché illégal. Exigez le certificat de capture  pour les produits issus de la pêche hors UE et évitez d’acheter des produits aux origines et conditions d’élevage inconnues (voir page pêche illégale). 

 

 

 

Le poisson que j’achète est-il écolabellisé ?

 

 

Différents écolabels sont disponibles sur le marché des produits de la mer. Actuellement l’écolabel environnemental le plus robuste et reconnu est le MSC (Marine Stewardship Council) ; il offre la garantie d’une conformité de la pêcherie et de la chaîne de traçabilité (du bateau au dernier vendeur) suivant les directives internationalement reconnues de la FAO en matière d’éco-étiquetage des produits de la pêche. Ce label, attribué par un organisme indépendant d’évaluation, certifie que les produits sont issus de stocks sains ou en voie de reconstitution, qu’ils sont pêchés sans atteinte majeure à l’écosystème et que les pêcheries ont mis en place un système de gestion ef cace de la ressource.

 

Pour les espèces d’aquaculture, les normes du label européen « Agriculture Biologique » assurent les conditions les plus strictes actuellement existantes en matière de limitations des impacts sur l’environnement.

 

Les principaux écolabels disponibles sur le marché sont présentés à la page « Ecolabels des produits de la mer ». 

 

*Dénominations commerciales disponibles sur le site : http://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Consommation/Etiquetage-des-produits/...