Palourde grise | Guide des espèces

Palourde grise

Ruditapes decussatus, Ruditapes philippinarum, Meretrix lyrata


www.guidedesespeces.org/fr/palourde-grise

R. decussatus Atlantique Nord-Est, Mer Méditerranée

R. philippinarum Atlantique Nord-Est, Pacifique Nord-Ouest 

M. lyrata Pacifique Centre-Ouest 

  • Drague à bivalve
  • Pêche à pied

  • Élevage en milieu naturel

Dernière mise à jour : janvier 2022

 

 

BIOLOGIE

  • FAMILLE : Veneridae.
  • MATURITÉ SEXUELLE : 2,3-2,8 cm.
  • LONGÉVITÉ : Entre 10 et 20 ans

 

PÊCHE

Deux espèces de palourde grise sont commercialisées à partir de gisements situés le long de nos côtes :

  • La palourde européenne endémique, Ruditapes decussatus, appelée « vraie palourde »
  • La palourde japonaise, Ruditapes philippinarum.

La palourde européenne se caractérise par une coquille très ovale ; ses stries et sa coloration sont moins prononcées que chez la palourde japonaise. La palourde japonaise a été introduite en 1972 en France ainsi que dans plusieurs autres pays, à des fins d’élevage. Elle domine aujourd’hui largement le marché de la palourde grise.

 

La Corée du Sud est le principal pays pêcheur au monde de palourde (palourde japonaise) et représente 81 % de la production mondiale (31 607 tonnes en 2018).

En France, 80 % de la production de palourde européenne provient du golfe du Morbihan (231 tonnes en 2018/2019) et du bassin d'Arcachon (440 tonnes en 2017). Elle est récoltée par les pêcheurs professionnels, à pied ou à la drague à bivalve.

On trouve également sur le marché européen la palourde vietnamienne Meretrix lyrata, provenant essentiellement des côtes vietnamiennes et taïwanaises, et pêchée à la main.

 

ÉLEVAGE

La vénériculture est le nom donné à l’élevage des palourdes. C’est une pratique relativement récente, mise en place à la fin du XXe siècle. La palourde japonaise est l’espèce de palourde la plus élevée dans le monde. Le naissain est acheté en écloserie ou prélevé dans son milieu naturel. Il est recouvert par un filet et parfois entouré d’un enclos, afin de protéger les futures palourdes des prédateurs tels que les crabes. Le filet est retiré après 18 à 24 mois et les palourdes sont récoltées à la main ou à la drague.

La production de palourde d’élevage est beaucoup plus importante que celle de la pêche (4 143 507 tonnes en 2018). La Chine est le principal pays producteur au monde de palourde japonaise (3 967 387 tonnes en 2018). La production européenne est principalement assurée par l’Italie (31 000 tonnes en 2018). La France en produit peu (843  tonnes en 2018).

 

 

Golfe de Gascogne (sous-divisions 27.8.a-b) Palourdes japonaise et européenne du golfe du Morbihan (évaluation 2019) :

  • Recrutement faible sur toutes les zones.
  • Taille moyenne de 3,95 cm (assez élevée mais en légère baisse par rapport aux années précédentes. La taille est un indicateur de l’intensité d’exploitation (plus l’intensité d’exploitation est importante, plus le nombre de palourdes de grande taille diminue).
  • Biomasse exploitable en forte baisse par rapport à 2018.
  • Les scientifiques recommandent de limiter l’effort de pêche afin de maintenir un stock pérenne.

 

Palourdes japonaise et européenne du bassin d’Arcachon (évaluation 2018) :

  • La palourde japonaise reste l’espèce dominante avec 99 % des effectifs.
  • Le stock total de palourde japonaise est à un niveau élevé mais la biomasse exploitable et le nombre de juvéniles sont en forte baisse depuis la précédente évaluation de 2014.

Aucune campagne n'a été menée entre 2014 et 2018 ; cela complexifie la compréhension de la dynamique de la population. Aucun avis donné par les scientifiques.

 

Palourde vietnamienne :

  • État des stocks des côtes vietnamiennes et taïwanaises inconnu.

 

CONSOMMATION

Les palourdes sont généralement consommées crues ou cuites.

 

 

 • MSC • Une pêcherie vietnamienne de Meretrix lyrata et une pêcherie de Ruditapes philippinarum au Royaume-Uni sont certifiées.

 


 


 

RECOMMANDATION D’ACHATS

À consommer avec modération : tous stocks.

À RETENIR

La relative sédentarité des petits bivalves présents le long de nos rivages permet sans trop de difficulté d’estimer quantitativement leurs stocks, l’évolution de la population disponible dans chaque zone étudiée et de mettre en place les instruments de gestion adéquats nécessaires pour ces animaux qui subissent une pression de pêche tant professionnelle que récréative. [En lire plus]